Y-a-t-il sur Internet UN amateur du livre « At Home »?

Fuck Multicolor

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 42 rue de l’Yvette. Vendredi 14 mars 2014, neuf heures et dix-neuf minutes…  Bien sur, je fais de la provocation mais au fond, pas tant que ça. Curieux de comprendre pourquoi la sortie de mon petit livre « At Home » (ci-dessus : une de ses 53 « installations ») ne récolte sur www.blurb.com qu’un silence assourdissant, je pose la question à tout internaute, écrivain ou photographe amateur : avez-vous vendu  un de vos livres  sur Internet?  Qu’il s’agisse d’un recueil de poésie, de l’album de votre mariage, d’un récit  à la gloire de telle ou telle contrée, peu importe…Votre aventure  m’intéresse et  je lirai avec plaisir dans votre réponse  le titre de l’ouvrage, son prix, le nom de l’éditeur et le nombre d’exemplaires vendus. Moi, c’est zéro.  Oui, zéro vente…Zéro commentaire, zéro émail…Une jolie chanson que j’ai en tête  quand je traverse  le Bois de Boulogne mais qui ne m’empêche pas de marcher d’un  pas léger. Ni de m’attendrir au passage devant les premières violettes. Alors, les amis… Keep Walking!  

How the book At Home* got started, a photo of weeds, and a piece of advice.

At Home and Friends

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Paris, 2 rue Vivienne, Institut national d’histoire de l’art. The Oval Room, seat 82. Tuesday 11 March 2014, forty-five minutes past eleven… In the Könemann book on the American photographer Harry Callahan, you’ll find, next to an extraordinary black-and-white photo of weeds, the thirteen words that were my guide while I was compiling the book At Home* (available now on www.blurb.com): ‘What matters is what we manage to do most simply every day’. The author of these words, the Italian-American artist Frederick Sommer – photographer, designer, creator of collages as violent as Soutine’s paintings of flayed animals – was a friend of Callahan. At Home grew up in the light of these giants, who both died just a few weeks apart in early 1999. And whenever I arrived at the studio, I never forgot to glance gratefully at Callahan’s weeds. And to re-read Sommer’s advice. Buddha bless them (and us too!)…

Au départ du livre At Home*, une photo de mauvaise herbe et un conseil…

Les Amies d'At Home

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 2 rue Vivienne, Institut national d’histoire de l’art. Salle Ovale, place 82. Mardi 11 mars 2014, onze heures et quarante-cinq minutes…Dans le livre des éditions Konemann consacré au photographe américain Harry Callahan, il y a, juste  à la gauche d’une extraordinaire photo de mauvaise herbe, les treize mots qui m’ont guidé  pendant que je faisais le livre *At Home  (chez www.blurb.com) : « Ce qui compte, c’est ce que nous accomplissons chaque jour le plus simplement ». Leur auteur, l’artiste italo-américain Frederick Sommer, – photographe, dessinateur, inventeur de collages violents comme des  écorchés de Soutine -, était un ami de Callahan. « At Home » a grandi à la lumière de ces géants, disparus début 1999  à quelques semaines d’intervalle. Pas pour moi qui n’a jamais oublié en arrivant au studio où je préparais « At Home », de  saluer  la mauvaise herbe de Callahan. Et de relire le conseil de Sommer. Bouddha les bénisse (et nous avec!)

A crazy idea for 28 euros and 81 centimes.* How about it?

The Wood

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Thalys Ostend–Paris Nord, seat 53… Sunday 9 March 2014, twenty-five minutes past five, somewhere between Ghent and Brussels. When you’re a complete unknown, how to you manage to sell a book of your photos? I mean, what do you do, what tricks can you use to attract a fan who has decided to pay ten euros to buy themselves, for example, the book At Home* available from www.blurb.com? Not to give you the wrong idea, however, it’s actually not ten but 23 euros 32 you’d have to pay to get a copy (softcover) of the book in question. This amount, plus postage, will mean your account being debited to the sum of 28 euros and 81 centimes… Hmm, perhaps a bit expensive to buy yourself some crazy images (see above) by a stranger who’s mad about sticks, dead leaves and celluloid figures, don’t you think? But happily there’s always the e-book. But that’s another (exciting) story that you’ll hopefully have the pleasure of discovering one of these days. Keep walking!

Une petite folie de 28 euros et 81 centimes*, ça vous dirait?

Le Bois

 NI BLABLA NI RONRON. Thalys Ostende-Paris Nord, place 53…Dimanche 9 mars 2014, dix-sept heures et vingt-cinq minutes, quelque part entre Gand et Bruxelles. Quand on est un parfait inconnu, comment  réussir à vendre un livre de  ses photographies? Oui, que faire, quelles ruses utiliser pour attirer chez www.blurb.com un amateur décidé à mettre dix euros pour s’offrir, par exemple, le livre* »At Home »? Pour ne tromper personne, ce ne sont d’ailleurs pas dix, mais 23 euros 32 qu’il y  aura à débourser pour se procurer un  exemplaire (sous couverture souple) du livre en question. Laquelle somme, grossie des frais de poste, se soldera sur votre compte par un débit total de 28 euros et 81 centimes…Hmmm, un peu cher, non, pour s’offrir  les délires en images, voyez ci-dessus, d’un inconnu épris de bâtons, de feuilles mortes et de figurines en celluloïd? Heureusement, reste la solution de l’e-book. Mais ceci est une autre (et passionnante) histoire que vous aurez plaisir, j’espère, à découvrir ici un de ces jours. Keep walking!

In the carriage, all is silence. Each person seems to dream with words in colour.

Lost (Mot Triste)

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Thalys from Paris Nord to Ostend, seat 43. Friday 7 March 2014, forty minutes past six, somewhere in the Picardy countryside. Looking out on the ploughed fields that fill the train windows with a sepia colour, the passengers in carriage 5 – mainly Flemish – have fallen silent. The train passes between hedges of leafless trees. In the carriage all is quiet. Everyone seems to be dreaming and I like to imagine that some of their thoughts are wandering among words in colour. As I often did (above) for my book At Home, available now at www.blurb.com. Outside, night is falling and everything starts to look like a photo by Robert Adams. In fact, if you’re a fan of black-and-white photography, make a bee-line for Paris. Until 18 May the exhibition at the Jeu de Paume dedicated to the magician from Astoria is an absolute must. Buddha bless you!

A bord du wagon, c’est le silence. Chacun semble rêver d’amour et de mots-fleurs.

Lost (Mot-Fleur)

NI BLABLA NI RONRON. Thalys Paris Nord-Oostende, place 43…Vendredi 7 mars 2014, dix huit heures et quarante minutes, quelque part dans la campagne picarde. Face aux labours qui colorent de sépia les hublots de la rame, les passagers de la voiture 5, – des Flamands pour la plupart-,  se sont tus. Le train file entre des haies d’arbres sans feuilles. A bord du wagon, c’est le silence. Chacun semble rêver et je me plais à imaginer que certains vagabondent de pensées amoureuses en mots-fleurs.  Comme il m’est arrivé de le faire souvent pour le livre « At Home ( aujourd’hui chez www.blurb.com). Dans le paysage, aucune couleur. C’est que dehors la nuit descend et que  tout commence à ressembler à une photo de Robert Adams.  Si au fait, vous  êtes un amateur de photographies en noir et blanc, foncez à Paris. Jusqu’au dimanche 18 mai, l’exposition consacrée au magicien d’Astoria par le Musée du jeu de Paume est un must absolu. Bouddha vous bénisse!

The book may well be called At Home, but it’s not all homemade.

Feuille At Home

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Paris, 42 rue de l’Yvette. Friday 7 March 2014, thirty-five minutes past ten. OK, ‘homemade’ applies to one hundred per cent of the material : the piece of mirror, the background fabric, even the leaf off a tree that was kept for a long time in the studio under a pile of old books. By contrast the atmosphere of the photo – one of the rare black-and-white installations in my book  At Home (blurb.com) owes a lot to Boris Pasternak’s Ma soeur la vie  (a collection of poems published by NRF Poésie). Some verses, such as for example ‘Et les feuilles pleuvent, drues’ [‘And the leaves pour thickly down’] (Le Mauvais Temps, 1956) have even been a direct source of inspiration. An autumn evening, when the last rays of sun glowed copper on the roofs of Paris, I turned off the spotlights illuminating my installation and trusted in the fading daylight. I don’t regret it. Buddha bless you!

 

Même si le livre s’appelle « At Home », tout n’est pas fait maison…

Feuille At Home

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 42 rue de l’Yvette. Vendredi 7 Mars 2014, dix heures et trente-cinq minutes…Bon, « fait maison », disons que c’est vrai à cent pour cent pour le matériel : le bout de miroir, les tissus du fond, et même la feuille d’arbre, longtemps gardée dans l’atelier sous une pile de vieux livres. L’ambiance de la photo, – une des rares  installations en noir et blanc de mon livre « At Home » ( www.blurb.com) ,  doit beaucoup en revanche à « Ma sœur la vie et autres poèmes » de Boris Pasternak ( Nrf Poésie). Certains vers, - tels, par exemple,   »Et les feuilles pleuvent, drues » ( Le Mauvais Temps, 1956 ) -,  ont été même source d’inspiration directe. Un soir d’automne, alors que les derniers rayons de soleil  cuivraient les toits de Paris, j’ai  coupé les spots qui éclairaient mon installation et fait confiance à la lumière du jour qui s’en allait. Je ne regrette pas. Bouddha vous bénisse! 

The dressmaker, her daughter and … Paul Delvaux!

Delvaux at home

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Paris, 2 rue Vivienne, Institut national d’histoire de l’art. The Oval Room, seat 82. Thursday 6 March 2014, twenty minutes past one. There’s nothing more amusing than letting your imagination run riot. This was what happened one morning last November when I was working on my book At Home, which was published a few weeks ago at www.blurb.com. I had run out of ideas and was about to talk a walk in the Bois de Boulogne when, finding a postcard brought back from a visit to the Paul Delvaux Museum in Saint-Idesbald, I was amused by the idea of turning the famous painter (above) into a visitor to my studio. Some sleight of hand quickly executed with an old pair of scissors found in Brittany on a table formerly belonging to a dressmaker whose daughter, a cheeky brunette, was my first childhood sweetheart. But that’s another (fascinating) story… Buddha bless you!

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